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Plus rapides, à la pointe de la technologie, presque plus dans les airs que dans les eaux, les bateaux se métamorphosent, proposant une véritable révolution de la course au large. Ce qui pose de nouveaux défis aux skippers.

 

Du vol autant que de la navigation

La course au large connaît une métamorphose sans précédent. Les bateaux, comme le Maxi Edmond de Rothschild, qui a récemment participé à la Transat Jacques-Vabre, affichent des lignes à en dérouter plus d’un connaisseur.

Ils sont en effet, tout d’abord, plus grand. Deux fois plus longs et plus larges en moyenne : le Maxi Edmond de Rothschild, intégré à l’écurie Gitana Team, affichait 32 mètres de long, 23 larges, avec un mât culminant à 37 mètres du niveau de la mer ! Ils s’appuient par ailleurs sur les foils pour prendre de la vitesse. Ces ailettes fixées aux flotteurs, parfois rétractables, permettent véritablement aux navires de décoller. En « vol », avec vingt nœuds de vent, les bateaux dépassent allégrement la barre des 35 km/h, sur une longue durée. Combinez ces innovations avec des matériaux toujours plus légers, fins et résistants, et vous comprenez pourquoi on parle de bateaux volants !

 

Des skippers ingénieurs

Avec des bateaux repensés de A à Z, les skippers doivent aussi revoir leurs façons de naviguer. J’en suis convaincu : si ces nouveaux bateaux impressionnent par leur taille, leur vitesse et leurs performances globales, les dompter devient un défi de toute autre nature. De nouvelles connaissances (en aéronautique par exemple) sont nécessaires. La vigilance doit être renforcée, notamment lorsque les « bateaux volants » planent au-dessus des flots. Sans oublier une condition physique à toute épreuve. Ces bateaux dépasseront bientôt les 80, 90 voire 100 km/h, selon les spécialistes. Résister à de telles conditions nécessitera donc une musculature adaptée, à l’image de celles des pilotes de Formule 1 !

 

Crédit photo : Yann Riou